Le retour à la démocratie

Le coup d’État du 2 février 1989 a mis fin à 35 de dictature et destitué à Stroessner du pouvoir. Durant les premières semaines qui suivent, les libertés sont retrouvées : les prisonniers politiques sont libérés, les exilés reviennent au pays, les partis politiques reprennent leurs activités et les médias retrouvent leur voix.

Le retour à la démocratie au Paraguay

Le général Andrés Rodríguez, candidat du parti coloré, est élu à la présidence. En 1990, le premier code électoral est promu, ce qui rétablit un climat de confiance entre les partis opposants pour participer aux élections. Le 26 mars 1991, le traité d’Asunción est signé entre le Paraguay, l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay : c’est la création du Marché Commun du Sud connu sous le nom MERCOSUR. En 1992, une nouvelle Constitution Nationale est promulguée, elle restera en place jusqu’à maintenant. Celle-ci est établie sur des principes démocratiques : l’État devient laïque, la réélection présidentielle n’est pas permise, et la langue guaranie est officialisée au même titre que le castillan. En octobre 1992, on découvre les « dossiers de la terreur » qui témoignent des aspects les plus sombres de la dictature. En mai 1993, les nouvelles élections désignent à la présidence du pays le coloré Juan Carlos Wasmosy. Cet ingénieur et homme d’affaires est le premier civil à accéder à ce poste après 40 ans de gouvernement militaire.

La unión es la fuerza, Paraguay

Cependant il était connu que le commandant de l’armée César Oviedo était un homme fort et influent du gouvernement. Il jouissait d’une grande popularité. Mais en 1966 Wasmosy destitue Oviedo de son poste. Ce dernier se renie à accepter la décision et se réfugie à la cavalerie de Campo Grande. Finalement, face à la pression internationale, Oviedo accepte sa destitution et se lance en politique ; en 1997 il initie le mouvement d’Union Nationale des Colorés Éthiques. Lors des élections du parti, le duo Oviedo et Cubas est plébiscité pour participer aux présidentielles sur le duo Argaña et Duarte. En 1998 un tribunal militaire condamne Oviedo à 10 ans de prison pour son refus d’obtempérer lors de sa destitution de 96. Le parti se présente donc aux élections présidentielles Cubas avec Argaña comme vice-président. Cependant il existe une mésentente apparente entre eux : les deux hommes viennent de branches distinctes du parti et aucun d’eux n’est au poste pour lequel il s’est offert. Le président Cubas libère par décret à Oviedo ce qui va à l’encontre de la cour suprême de justice qui déclare la décision anticonstitutionnelle. Le congrès national menace de mettre en examen le président pour son ingérence, et Oviedo est expulsé du parti coloré.

Fernando Lugo

Le 23 mars 1999, le vice-président Argaña est tué dans un attentat. Cela donnera lieu à des manifestations et affrontements violents dans ce qu’on appellera le « Mars paraguayen ». Cubas se voit contraint à la démission. Il sera remplacé par Luis Ángel González Macchi qui conformera un cabinet multipartiste. Il terminera le mandat que son prédécesseur n’aura pas pu finir. Aux élections suivantes c’est l’ancien candidat à la vice-président Nicanor Duarte Frutos qui est élu.

Son mandat verra la montée en puissance d’un groupe indépendantiste violent appelé Armée du Peuple Paraguayen. Celui-ci est l’auteur de nombreux assassinats et prises d’otages, ce groupe est encore actif aujourd’hui.

En 2008 de nouvelles élections ont lieux, elles seront remportées par le libéral Fernando Lugo. Le parti coloré, alors très divisé, perd face à un parti qui s’est uni à 9 partis opposants et à une vingtaine d’organisations sociales. Lugo ne pourra pas finir son mandat. Il sera destitué par le congrès national suite à un incident lors d’une procédure juridico-policière d’expulsion d’occupation illégale de terres privées. L’opération du 15 juin 2012 tourne au fiasco et on dénombre 17 morts et 40 blessés par balle.

Partido colorado au Paraguay

Federico Franco Gomez assure la présidence pour compléter les 14 mois manquants de la période électorale. Les pays du MERCOSUR n’acceptent pas cette gestion de crise et excluent le Paraguay du traité. Ces pays retirent leurs ambassadeurs du Paraguay mais face aux pressions internationales, ils maintiennent les relations commerciales.

Lors des élections régulières de 2013, c’est le parti coloré qui -grâce à l’union de ses différents courants- remporte la présidence. Horacio Cortes prend possession des pouvoirs en présence des présidents des pays du MERCOSUR. C’est le retour à la normal des relations internationales. En 2018, Cartes cède la place à Mario Abdo Benitez, homme d’affaires du parti coloré, pour un mandat de 5 ans.

TOUT SAVOIR SUR LE PARAGUAY

EXEMPLES DE CIRCUITS

CRÉEZ VOTRE VOYAGE SUR MESURE

1) Remplissez notre formulaire et l'un de nos conseillers voyages prendra contact avec vous.

2) Grâce à notre connaissance du terrain nous vous proposons des circuits personnalisés et hors des chemins traditionnels.

3) Nous vous accueillons dès votre arrivée sur place.

4) Vous bénéficiez d'un suivi et d'une assistance 7j/7 et 24h/24 durant votre séjour.

error: Contenu est protégé.